Comment se déroule une marche empathique ?
Une marche empathique se déroule de manière simple, structurée et bienveillante.
Elle alterne des temps de marche, de parole et de silence, dans un cadre clair qui sécurise l’écoute et la relation.
Voici les étapes principales d’une marche empathique.
1. L’accueil et le cadre
La marche empathique commence par un temps d’accueil collectif.
Ce moment permet de :
présenter l’intention de la marche
poser les règles d’écoute
créer un climat de confiance
Les règles sont simples et essentielles :
ne pas interrompre la personne qui parle
ne pas conseiller, analyser ou juger
écouter avec présence et attention
ne pas regarder la personne
Ce cadre est la condition d’une écoute authentique.
2. La formation des binômes
Les participants marchent généralement en binôme.
Les binômes sont constitués sur place, idéalement avec une personne inconnue
Marcher avec quelqu’un que l’on ne connaît pas permet souvent une parole plus libre, sans enjeu relationnel préalable.
Selon le contexte, les binômes peuvent être choisis à l’avance (couple, parent / enfant, collègues)
3. Un premier temps de marche en silence
Avant le début de la marche, il est important de débuter par un temps de silence, 1 à 3 minutes
Ce silence permet :
de quitter le rythme du quotidien
de se connecter à son corps et à sa respiration
de se rendre disponible à l’écoute
Le silence est une étape clé : il prépare la qualité de présence pour la suite.
4. Les temps de parole en alternance
Après le temps de silence, la marche empathique s’organise en temps de parole alternés.
Une personne parle pendant un temps donné
L’autre écoute, sans interrompre
Puis les rôles s’inversent
La durée de chaque temps de parole est définie à l’avance, dans notre cas nous l’avons fixé à 20mn c’est le temps pour aller jusqu’à la passerelle sur la Seine, pour garantir l’équité.
5. Une écoute sans réponse ni solution
L’écoute empathique se distingue par l’absence de réponse immédiate.
on n’apporte pas de solution
on ne reformule pas systématiquement
on ne cherche pas à aider
Cette posture peut surprendre, mais elle est profondément libératrice.
Elle permet à la personne qui parle d’aller au bout de sa pensée.
5 bis : Le rôle de la marche dans la parole
Marcher côte à côte facilite naturellement l’expression.
le regard n’est pas frontal
le corps est en mouvement
le mental se détend
La parole devient plus fluide, plus sincère, souvent plus profonde que dans une conversation assise.
6. Le temps de clôture et d’intégration
La marche se termine par un temps d’intégration à Openmind avec tous les binômes .
Selon les formats, il peut s’agir :
d’un moment de silence
d’un partage libre (sans obligation)
d’une question d’ancrage
Ce temps permet de laisser déposer ce qui a été vécu, sans précipitation.